Je suis toujours contre la politique du "Mémorandum". Cela veut dire que je m'oppose catégoriquement à toute élection dans laquelle la seule chose qui compte soit de déterminer le meilleur gestionnaire pour l'application des conditions du "Mémorandum".

A tous ceux qui me demandent quelle est la position que je prends dans la perspective des élections à venir – et en particulier à l'égard du parti SYRIZA –, je voudrais donner la réponse suivante: je suis prêt à soutenir SYRIZA – mais uniquement à condition qu'avant même les élections, le parti s'engage dans le cas de la formation d'un gouvernement à introduire en tout premier lieu au Parlement un projet de loi qui libère une fois pour toutes notre pays des terribles conditions du "Mémorandum".

Pour moi, ce serait, en effet, inacceptable qu'un parti de gauche gouverne sous le diktat de conditions signifiant l'abandon de notre indépendance nationale et de notre souveraineté, donc, la soumission à des puissances étrangères.

Athènes, le 6 janvier 2015

Mikis Theodorakis

 

Traduction française: Guy Wagner