Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis

"L'Eurogroupe et son président néerlandais sont des images qui me torturent. J'ai vécu tant de choses, tout simplement parce que, par destin, je suis né Grec, et en tant que Grec, je ne dois pas seulement supporter les caprices de ceux qui sont puissants, mais baisser la tête et même apprendre à les aimer! Mais je ne pourrais jamais me résoudre à aimer cet Hollandais à lunettes.

Et ainsi, il est venu comme un maître arrogant, afin de gronder une nation digne de rires et de larmes, une nation qui a tenu la tête haute oubliant que ses habitants sont les citoyens de seconde classe de l'Europe, de l'Eurogroupe et de son président, M. Jeroen Dijsselbloem.

Mais alors un miracle s'est produit, comme ceux oubliés dans les profondeurs de ma mémoire. Deux représentants de ces gens de seconde classe, Tsipras et Varoufakis, avec un calme et un sang-froid rares, lui ont présentés deux "NONS" lumineux et pourtant aimables qui l'ont irrité au point de lui faire oublier son rôle de "noble européen" - le poussant à déguerpir, recherchant la sortie la plus rapide.

C'est le moment où tout est oublié. Nous sommes devenus à nouveaux de fiers Grecs. Nous sommes redevenus grands. Comment et pourquoi cela est arrivé et où cela nous mènera, ce sont des détails pour les Grecs qui ont vécu et survécu avec des symboles. Et je considère qu'il est lâche de se focaliser sur des banalités dans un moment de fierté nationale".

Athènes, 31/01/2015
Mikis Theodorakis

Traduction française: Guy Wagner

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