Mikis Syntagma et ;Manolis Glezos, le 12 février

"Le peuple ne va pas céder!" (Mikis Theodorakis)

 

Athènes, 12. 2. Six personnes ont été blessées, puis hospitalisées, au cours d'affrontements entre forces anti-émeutes et des groupes de jeunes dans les rues adjacentes de la place Syntagma devant le parlement, selon une source du ministère de la Santé.

 

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Theodorakis et Glezos en février 2012

Nous voulons fédérer toutes les organisations qui luttent contre la Troïka et les politiciens traîtres.

Mercredi, 1er février 2012, à Athènes, Mikis Theodorakis, Manolis Glezos (héros de la Résistance - de 1941-1944), et bien d’autres, ont annoncé publiquement la transformation du mouvement
« Spitha » - (l’Étincelle), en un front de Résistance plus vaste et mieux organisé. « (EL.LA.DA, ce qui fait "Grèce")...

« Nous ne sommes pas un parti – a dit Mikis Theodorakis – seulement nous voulons en quelque sorte fédérer toutes les organisations qui luttent contre la Troïka et les politiciens traîtres, mais évitant les clivages partisans entre nous ».

Manolis Glezos a pour sa part formulé un appel destiné aux partis (de la gauche), « pour enfin soutenir cette action en participant, mais mettant de côté, tout esprit dirigiste ».


cf: BellaCiao

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 Je me demande, comment il est possible que ces millions de citoyens grecs qui ont dit haut et fort «NON» à la proposition d'accord des «institutions» ne sont pas sortis dans les rues et les places quand, le lendemain du référendum, ils ont réalisé que l'Archange de «NON», Alexis Tsipras, a diffusé un tout aussi tonitruant «OUI» du palais présidentiel, en accord harmonieux avec les représentants des «gouvernements des mémorandums» du passé récent.

 Et non seulement ils ne sont pas sortis dans les rues de façon combative, mais ils se sont tus pareillement de façon... «combative».

Je pense qu'il peut s'agir de deux choses: Soit, en communiant tous ensemble avec la pensée d'Al. Tsipras, en disant «NON», ils voulaient dire «OUI» (un cas qui me donne le frisson, parce qu'il dépasse les limites de la raison et nous conduit à un phénomène sans précédent d'hypnose magique d'un peuple tout entier), soit, le peuple opprimé avait bien caché ce «NON» au plus profond de lui-même et a patiemment attendu l'occasion de le clamer. Avec cette deuxième explication, que je pense être la plus correcte,  je pense qu' il devient clair que ce «NON» est, d'un côté, un refus, et de l’autre, une prise de position, une thèse. Et son caractère est pan-national et pan-populaire (ni de classe ni de parti).

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